R-ACE GP DANS LA PRESSE

Retour sur l’article paru dans AUTOhebdo du 23 juin 2021 à propos des pilotes de Formule 4!<br><br>

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Compatriotes, coéquipiers, mais surtout amis, Victor Bernier, Sami Meguetounif er Marcus Amand disputent la F4 ADAC au sein de la structure française R-ace GP. Nous avons partagé avec eux le week-end d’ouverture de la saison au Red Bull Ring (Autriche). Par Jérémy Satis, envoyé spécial au Red Bull Ring.

C’est l’histoire de trois jeunes Français partis en Autriche pour disputer la première manche de la F4 allemande. De prime abord, cette phrase peut faire mal à la tête surtout pour ceux qui ne sont pas très à l’aise en géographie. Mais la finalité est assez simple: après avoir beaucoup gagné en karting, es trois-là rêvent de gravir les échelons de la monoplace.

Scolarisés à la FFSA Academy au Mans, les Trois Mousquetaires passent énormément de temps ensemble et ont compris l’intérêt de s’entraider pour progresser collectivement.

Jeudi, le jour d’installation

Le jeudi est rarement le jour préféré des pilotes. Même dans un environnement aussi magnifique que celui du Red Bull Ring, surveillé de près par les majestueuses forêts syriennes de sapins. Il faut dire qu’il n’y a aucun roulage de prévu, mais qu’il faut tout de même passer la journée au circuit, pour bosser les petits détails qui feront la différence tout au long du week-end : les modalités de pilotage, les procédures de chauffe, ou encore la politique en ce qui concerne les limites de piste. Mais pour les trois copains, c’est aussi l’occasion de se retrouver. Attablés sous la tente de l’équipe à 16h, les garçons ont le sourire jusqu’au oreilles et les yeux plongés dans leurs téléphones. Ils jouent ensemble à Brawl Stars, le jeu de stratégie et de tir en ligne à la mode. « Voilà les gars » glisse Sami meguetounif à ses deux compères, après une nouvelle partie gagnée. Ce genre de journées passe forcément plus vite quand les pilotes s’apprécient. « C’est ma troisième année avec la F4 et c’est clairement celle où l’on a la meilleure ambiance entre les pilotes » estime William Westerloppe, directeur technique de R-ace GP dans la catégorie. « Marcus dans dix minutes je récupère le téléphone et c’est terminé pour aujourd’hui » lâche Renaud merlot, le manager du Franco-Finlandais. Si le jeu en ligne est évidemment générationnel pour les trois adolescents et que les concurrents font la même dans tentes d’à côté, il y a un temps pour tout.

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De l’autre côté de la tente, l’ambiance est plus studieuse. les mécaniciens peaufinent la préparation des voitures, effectuent les dernières révisions et règlent les monoplaces pour la première séance d’essais libres, prévue le lendemain matin. Pendant ce temps, les ingénieurs échangent dans le camion et prennent les dernières décisions stratégiques. « On va partir sur deux set-up différents pour les EL1, nous explique l’ingénieur en chef du team. Victor aura le même qu’ici l’an dernier, où il avait bien marché (deux podiums), pendant que Sami et Marcus auront une version mise à jour de celui utilisé à Misano le week-end dernier. » Pour se préparer au mieux. à la F4 ADAC, R-ace GP s’est en effet aligné en début de saison avec ses trois mousquetaires sur les deux premières manches de la F4 italienne, laquelle utilise exactement la même voiture que sa concurrente allemande. En Italie, la semaine précédente, Victor et Sami ont chacun décroché un Top 5, mais ce n’est évidemment pas suffisant pour une formation vendéenne toujours très ambitieuse. « Les débuts ont été un peu compliqués cette année, admet William Westerloppe. On a terminé la saison dernière très fort, donc on pensait pouvoir continuer sur la même dynamique. Ça n’a pas été le cas au Castellet. En course, on avait quasiment le meilleur rythme dans le peloton mais c’et ne qualification que l’on peine le plus. En pneus usés, on fait partie des meilleurs mais quand on passe les neufs, on est en difficulté. A Misano, on a fait un bon pas en avant avec les pneus en gagnant 5 ou 6 placeur la grille. On espère pouvoir confirmer ici. » Les contours et les enjeux de ce week-end autrichien sont plantés.

20h. Les trois camarades partent pour le track walk, le fameux tour de piste à pied qui sert à s’imprégner et à découvrir visuellement les éventuelles nouveautés. Au bout de la voie des stands, on aperçoit un SUV garé. « Je pense que c’est un BMW X4 », lance Sami. « Mais non, c’est un X6 » lui rétorque Victor. Avec ces trois-là, tout, absolument tout, est un prétexte à la compétition et au défi. Quelques secondes plus tard, la confirmation tombe : « Tu vois c’était un X4, se marre Sami. Popopo, comment j’ai régalé » , savoure le Marseillais. Présent au sein du team pour accompagner Marcus Amand, l’ancien pilote Renaud merlot ne manque jamais une occasion de chambrer le trio : « Sami, il a fini avant Victor pour la première fois la semaine dernière et ça y est, il a pris le melon ! » Fou rire général ! le soleil qui tire sa révérence dans la canonnée, rajoute encore du charme à ce Red Bull Ring qui n’en manque pourtant pas. Immédiatement, on est saisis par le dénivelé des virages 1 et 3, que l’on imaginait pas un seul instant aussi pentus devant notre téléviseur. Sami s’arrête au T1, et plisse le front, interloqué, en regardant vers l’extérieur du virage : « Ah, ils ont refait le mur depuis que je suis allée l’embrasser aux test hivernaux ! » lâche-t-il hilare. Mais c’est surtout l’enchaînement des virages 9 et 10, avant la ligne droite des stands, qui a attiré l’oeil des pilotes.

Pour ce week-end autrichien, les commissaires de piste ont décidés d’être tolérants avec les limites de la piste, laissant les pilotes libres de leurs trajectoires, tant qu’ils ressortent avant les bollards situés en fin de courbe. « Oh là là ! Ça va être n’importe quoi «  lâche Victor. « On va pouvoir rentrer très tôt dans le T9, et ressortir très large, ce qui nous aidera à emmener plus de vitesse «  analyse Sami. « Si c’est mouillé, on va peut-être éviter d’aller jusqu’à la bande rouge, non? » relance Victor. « Ah bah là, si c’est mouillé et que l’on vient poser les roues sur le rouge, on finit dans les gravier mon pote » lui rétorque Meguetounif avec bienveillance. « Moi j’ai la solution, lance le petit Marcus, 15 ans, en se saisissant du bollard. On l’enlève! «  Pas sûr que les commissaires apprécient ! « Bon en tout cas, si demain on prend 5 dixièmes dans le secteur 3, on saura d’ou ça vient « , conclut Sami, plié de rire.

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Vendredi, le jour le plus long

En ADAC, le vendredi est un jour éreintant. L’arrivée au circuit est prévue à 7h45, avec deux séances d’essais libres au programme (9h20 et 11h20), en plus des qualifications disputées en fin de journée. Victor termine la première session à la 7e place, quand Sami et Marcus se placent respectivement 12e et 20e. Après la séance, les ingénieurs et les pilotes se retrouvent dans le camion pour un débriefing collectif et une analyse des datas. « On va mettre un peu d’air frais en activant la clim’ parce qu’avec tous les poneys dans l’écurie, on va finir par tourner de l’oeil », lâche avec humour le patron de la team, Thibaut de Mérindol, en faisant référence à la sueur de ses protégés.

Les pilotes sont jeunes, mais ils sont déjà très précis dans leurs feedbacks, effectués en anglais en raison de la présence de l’Italien Alessandro, seul ingénieur non-français du team vendéen. le but, pour les pilotes, est de faire remonter un maximum de sensations. « J’ai beaucoup freiné dans le tour de chauffe, détaille Sami, et fait pas mal de zigzags pour chauffer au mieux. Sur les premiers tours, je n’étais pas tout à fait prêt en termes de pilotage, mais la voiture paraissait bonne. Pour le grip, c’était pas mal, mais moins bien qu’à Misano. Les entrées de courbe rapides étaient difficiles à gérer, je manquais d’un peu de rotation dans les virages lents, et surtout je ne comprends pas comment je fais mon meilleur tour en fin de séance, alors que tout le monde l’a effectué au début. »

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Quand vient le tour du jeune Marcus, Thibaut de Merindol lui demande par deux fois de s’exprimer plus fort. Il faut dire que le Franco-Finlandais n’est pas du genre extraverti. Virage par virage, les pilotes détaillent leurs sensations, en entrée, milieu et sortie de courbes, en précisant s’ils ont ressenti un éventuel sur ou sous-virage. Avant les EL2 prévus à 13h40, nos trois français s’octroient une petite collation. Si Marcus n’est pas le plus expansif de la bande, dans les temps morts il est loin d’être le dernier pour la rigolade. La cantine du circuit n’ayant pas encore déposé la nourriture sous la tente, le benjamin des pilotes décide de se faire un petit sandwich.. toasté ! Seul problème, il n’y a pas de grille-pain dans la structure R-ace GP, laquelle a davantage été conçue pour la performance automobile que pour le concours Top Chef. Mais Marcus a la parade et se rend dans le coin des mécanos pour se saisir du… décapeur thermique! Après trois minutes de travail intense, sa tartine est dorée, prête à être dégustée croustillante! Commencer en monoplace dans un championnat aussi relevé est un gros défi pour Marcus Amand, lui qui faisait partie des plus gros talents de sa génération en karting. Mais il peut compter sur le soutien de ses deux copains. « Marcus c’est notre minot, explique Victor Bernier. C’est comme ça qu’on l’appelle. C’était un excellent karman, il a un talent fou, il a toujours volé en piste. forcément, la transition vers la monoplace demande du temps, mais il est sur le bon chemin et est surtout encore très jeune. Avec Sami, on essaie de l’aider. »

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Renaud Derlot, son manager, est témoin de la bonne ambiance qui règne entre les trois jeunes hommes. « C’est vrai que les deux grands ont pris Marcus sous leur aile. Ils le conseillent et il arrive même qu’ils lui disent de les suivre lors des premières sessions sur les nouveaux circuits. c’est top pour Marcus. Ils se chambrent énormément, on a parfois un peu l’impression d’être dans un vestiaire de foot. » Contrairement à Sami, Victor et même Théo Pourchaire avant lui, Marcus n’est pas passée par la F4 France avant de s’attaquer à l’Allemagne. « Le format fédéral français est très intéressant, mais il est un peu en perte de vitesse en ce qui concerne le nombre de pilotes, analyse son manager Renaud Derlot. On était inquiets de ça. On savait qu’en faisant l’italien et/ou l’Allemagne, on allait rouler dans un championnat d’une trentaine de pilotes. aller dans une série multi-team, c’était mieux pour lui, par rapport à son bagage en karting. On risque d’effectuer une seconde année en F4. Tout ça va nous permettre de bosser les bases, de le former. Il ne faut pas sauter ces années-là. » Dix-septième des EL2, Marcus doit évidemment s’adapter à un nouveau style de pilotage beaucoup plus agressif qu’en karting, mais aussi composer avec ses limites physiques. Âgé de 15 ans, Marcus n’a pas encore son corps d’homme et ces voitures très lourdes font souffrir son cou, ses bras et ses jambes. C’est la raison pour laquelle il s’adonne à un gros travail en salle de musculation, avec l’objectif avoué de rejoindre ses deux acolytes aux avants-postes en fin de saison.

Devant, Victor Bernier a bien failli s’y inviter lors des EL2. Sur le muret, dans le dernier tour lancé, le patron Thibaut de Merindol serre le point en voyant son pilote améliorer son secteur 1 et surtout allumer le deuxième en violet, celui du record. Mais l’esport est redescendu aussi vite lorsque le Tricolore s’est raté dans le secteur 3. « C’est dommage, parce que sans cette erreur, c’était P2 ou P3 sans soucis » regrettait-il. R-ace GP et Victor Bernier, qui n’ont pas l’habitude de ne pas gagner, attendent beaucoup l’un de l’autre. La formation vendéenne sait qu’elle a besoin du talent et de l’expérience du Baulois pour hisser son équipe F4 au niveau de sa grande soeur en FRECA (Formule régionale by Alpine. Ndlr), toutefois l’urgence couve aussi pour ce talentueux pilote champion du monde de karting en 2018, qui doit impérativement jouer devant cette année pour obtenir un baquet intéressant en FRECA, l’an prochain après avoir effectué trois années en F4. Malheureusement, les progrès collectifs entrevus en EL2 ne se sont pas confirmés en qualification. En Q1, Sami Meguetounif s’est qualifié 10e, juste devant Victor Bernier, 11e. En Q2, le marseillais a cru arracher la 6e place sur le gong, or les résultats des cinq dernières minutes de la séance ont été annulés à cause d’une erreur de la direction de course. Résultat, le Tricolore a été relégué à la 20e position, quand Bernier s’élançait 7e et Amand 15e. Le coup est rude pour le team, qui tablait sur un regain de forme à Spielberg.

Samedi – Dimanche, Jours de courses

En F4 Allemande, il y a trois courses par week-end.

Deux le samedi, disputées selon l’ordre des deux séances de qualification, et une le dimanche, avec une grille inversée du Top 8 de la C2. En ce samedi matin nuageux, Renaud Derlot montre les courses de l’année précédente à son protégé.  » Qu’est ce que tu remarques, Marcus? » « Qu’ils essaient tous de doubler par l’extérieur au T3? » rétorque le jeune homme. « Oui, mais surtout, Jak Crawford (vice champion l’an passé. Ndlr) ne se précipite pas dans ses attaques. Il attend quelle mec devant lui commette l’erreur et ça passe à chaque fois. » Jamais avare en conseils, y compris pour les deux autres pilotes, l’ancien pilote champion d’Europe de F3 en 2002 s’adresse cette fois tout le monde. « Les gars, au T3, si vous êtes à l’extérieur, acceptez que votre adversaire à l’intérieur bloque avant vous, et surtout, ne le faites pas en même temps. En freinant à côté de lui, et en le laissant tourner d’abord, vous ressortirez mieux et serez en mesure de le redoubler au virage 4. Sur les vidéos e l’an passé, ça se vérifie à chaque fois. » « Minot, tu pars combien? », demande Sami à Marcus, après avoir religieusement écouté les conseils prodigués. « P18, répond merlot, mais fait attention, on a élaboré une tactique spéciale et Minot sera dans ton pare-chocs dès le T3 ! »

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Après avoir déjà perturbé sa première séance d’essai, l’extincteur s’est à nouveau déclenché dans la voiture de Marcus, lequel’a pas abandonné, mais a été disqualifié. De son ôté, malgré un départ moyen, Victor est parvenu à gagner de belles places pour terminer 6e, soit deux positions devant Sami. Passé l’adrénaline des batailles en pistes et les devoirs que constituent le débriefing et l’analyse datas, le trio infernal se retrouve à nouveau devant l’ordinateur, pour regarder la course des GT3. Mais là encore, le fou rire n’est jamais loin, surtout quand il s’agit de chercher des vannes en lien avec les noms germaniques des engagés ou de faire un pronostic sur la célébration de Mathieu Jaminet à sa sortie de voiture. Voyant leur humeur joueuse, on a donc proposé quelques paris à nos trois jeunes pousses pour la course 2 : on paie le restaurant si Victor termine sur le podium (il s’élance 7e), ou si Marcus et Sami obtiennent un Top 8 (en s’élançant respectivement 13e et 20e). Les trois dragsters n’ont pas besoin de ça pour se motiver, mais on les sait beaucoup trop joueurs pour ne pas le prendre en considération. « On ira dans un resto très cher », prévient Marcus, le sourire en coin, avant de rentrer dans sa voiture et de se concentrer, immobile, pendant quinze longues minutes.

Notre banquier a commencé à avoir quelques sueurs froides lorsque, au bout de deux tours, Meguetounif avait déjà gagné huit places pour se présenter en 12e position à l’amorce de la troisième boucle. Mais le Marseillais, tassé, en a immédiatement reperdu trois et terminait finalement 15e, loin des points. Du côté de Marcus Amand, 13e sur la grille, le départ était aussi bien engagé, cependant sa course s’est une nouvelle fois prématurément arrêtée après avoir été percuté par Amna Al Qubaisi (Prema) au 4e virage. Victor Bernier, à la bataille avec les meilleurs, avait bien du mal à contenir ses adversaires, mais a héroïquement conservé sa 8e position, au prix d’une défense solide dans les ultimes tours face à deux Van Amersfoort, les voitures les plus rapides du plateau. Une position qui lui permettait de décrocher la pole position pour la course 3 grâce à la grille inversée. Pas d’addition salée au restaurant pour nous donc, même s’il faut le dire, on se serait fait un plaisir de la payer.

« On est passés à côté de nos qualifications pour plusieurs raisons, mais il y a eu du positif en course, avec de belles remontées »

Thibaut de Merindol

Passée la déception, et le choc, aussi, d’apprendre le malaise cardiaque de Christian Eriksen à l’Euro de football, les trois garçons terminaient la soirée à Zeltweg, dans l’hôtel où séjournait Victor et sa famille. Autour de délicieux sushis, les discussions ont tourné autour de la difficulté du début de saison actuel sur le plan collectif, même si les passages répétés de Barbara, l’élégante serveuse, réjouissaient nos adolescents.

À 22h30, Renaud Derlot et Muriel, la maman de Victor, sifflent la fin de soirée. Le lendemain, en fin de matinée, Victor a une pole à défendre et ses camarades des points à aller chercher. Mais dimanche matin, à l’image d’un week-end où rien n’aura souri, le Baulois a perdu l’avantage de sa pole juste avant l’extinction des feux, en volant involontairement le départ. Résultat, cinq secondes de pénalité, puis une pénalité de drive-through pour ne pas avoir laissé assez de place à Kirill Small au T4, quelques minutes plus tard. Dans une course complètement folle qui a vu le vainqueur des deux courses du samedi Oliver Bearman se faire sortir par l’un de ses coéquipiers, Sami Meguetounif a terminé à une superbe 6e place après avoir été dernier au premier virage à cause d’un calage sur la grille. Pendant ce temps, le poissard Marcus Amand abandonnait encore, après avoir été victime d’un nouvel accrochage. Mais pas de quoi être abattu pour le rookie. Comme le dit si bien Renaud Derlot, « c’est un Finlandais, il a du sang de serpent ! »

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Forcément pour une équipe comme R-ace GP, habituée à la victoire en Formule Renault ces dernières années, ce week-end autrichien n’a pas été des plus agréables. Mais c’est ce rejet de la défaite qui permettra à l’équipe de se hisser au niveau qu’elle souhaite atteindre pour sa troisième saison de Formule 4. Heureusement, tout n’était pas à jeter pour autant. « Notre setup de Misano, sur lequel on a beaucoup bossé, a fonctionné en partie à Spielberg et c’est positif, analysait Thibaut de Merindol. On l’a vu en FP2, Sami était 3e sur le premier train de pneus neufs, et Victor, sans son erreur en fin de séance, aurait pu prendre la 3e place. On est passés à côté de nos qualifications pour plusieurs raisons, mais il y a eu du positif en course, avec de belles remontées. Il nous reste énormément due travail à effectuer, et on manque peut-être d’un peu de confiance et de sérénité pour tout mettre bout à bout. On va se concentrer sur la F4 allemande, et l’avantage, c’est que nous avons trois semaines devant nous pour prendre du recul et nous reposer, parce qu’on roule toutes les semaines depuis mars. Ce sera surtout une belle opportunité d’analyser ce qui n’a pas été jusque-là. »

Malgré une première manche contrastée, l’équipe vendéenne ne change pas son objectif : progresser et être en mesure de se battre pour le titre le plus rapidement possible. Cela tombe bien, l’objectif est le même du côté des pilotes !

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